Centre de recherches sur les communications Canada
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Coup d'œil technologique

Soixantième anniversaire des sciences militaires au Canada

Logo, 60ième anniversaire des sciences pour la défense au CanadaSelon la tradition, le diamant sert à commémorer un soixantième anniversaire de mariage. Il convient aussi parfaitement pour célébrer le soixantième anniversaire des sciences militaires au Canada. En effet, elles ont fait leur apparition au pays avec la création du Conseil de recherches pour la défense (CRD) en 1947.

Comme un diamant brut, le Centre de recherches sur les communications (CRC) s'est développé à partir du CRD pour devenir un véritable bijou du domaine des télécommunications canadiennes. Cette année, Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC) rend hommage au CRC et au Conseil national de recherches du Canada (CNRC), deux partenaires importants. Ensemble, ces organismes soulignent les progrès des sciences militaires canadiennes en organisant neuf mois d'activités spéciales.

RDDC applaudit non seulement la participation du CRC au CRD, mais aussi ses contributions importantes à la conception et à la fabrication de satellites ainsi qu'à l'avancement des technologies sans fil. Comme un diamant à plusieurs facettes, l'histoire du CRC compte de nombreuses réalisations rendues possibles grâce à des travaux de recherche et développement (R-D) qui ont permis au Canada d'acquérir une renommée pour ses connaissances spécialisées dans le domaine des technologies de communication de pointe. Ces grandes réalisations ou technologies appartiennent à l'une ou l'autre des deux catégories suivantes : les applications civiles et les applications militaires.

Applications civiles

Vers la fin des années 1950 et le début des années 1960, le Centre de recherches sur les télécommunications de la défense (CRTD) a mené le programme du satellite Alouette, qui a aidé le Canada à devenir le troisième pays au monde à déployer un satellite dans l'espace. Dans la foulée du succès d'Alouette, le gouvernement a élargi les communications à des fins civiles, et le CRC a vu le jour.

Plus tard, le CRC et le Centre de recherches pour la défense Ottawa ont collaboré sur le projet du Système de recherche et sauvetage assisté par satellite (SARSAT). Ce projet regroupait non seulement plusieurs ministères fédéraux, mais aussi de nombreux pays, comme les États-Unis, la France, l'Union soviétique et le Canada. Des caractéristiques communes et une entente sur le partage des satellites de chaque pays ont permis au projet SARSAT de sauver des milliers de vies depuis son lancement en 1982.

Pour de plus amples renseignements sur les derniers travaux du CRC sur le projet SARSAT, veuillez lire l'article « Un truc du chapeau satellitaire pour le CRC » dans le numéro 6 de Coup d'œil technologique.

L'Explorateur de spectre est une autre technologie reconnue du CRC qui possède des applications civiles. Il combine des architectures matérielles et logicielles libres et il sert à évaluer l'utilisation et la qualité du spectre des radiofréquences. Son développement a commencé en 1993; depuis, il a été déployé partout au pays par les bureaux régionaux d'Industrie Canada. En plus de recourir à l'Explorateur de spectre dans le but de gérer le spectre des radiofréquences canadien, les inspecteurs radio d'Industrie Canada l'ont aussi utilisé pour aider des policiers à faire de la radiosurveillance lors d'événements tels que le Sommet des Amériques de Québec en 2001, le Sommet du G-20 d'Ottawa en 2001, le Sommet du G-8 de Kananaskis (Alberta) en 2002 ainsi que le récent Sommet des leaders nord-américains à Montebello (Québec) en août 2007.

Pour de plus amples renseignements sur la dernière version de l'Explorateur de spectre, veuillez lire l'article « Explorateur de spectre : Prendre le pouls du système des communications du Canada » dans le numéro 4 de Coup d'oeil technologique.

Le CRC et RDDC ont aussi en commun une autre réalisation technologique souvent oubliée, c'est-à-dire la première connexion au Canada de ce qui est ensuite devenu Internet. Au printemps 1985, le CRC et le ministère de la Défense nationale (MDN) ont pris part à une cérémonie soulignant l'ouverture de la passerelle ARPANET au Canada, la première connexion réseau terrestre à ARPANET à l'extérieur des États-Unis. Cette connexion canadienne à ARPANET et les activités de recherche connexes ont permis de mettre en place le premier réseau national TCP-IP du Canada et le plus durable (le DRENet). Cette passerelle, installée il y a plus de 20 ans et exploitée sous la supervision de J.L. Robinson du CRC, était l'une des bases de recherche essentielle pour l'avenir des réseaux IP au Canada. La recherche en réseau menée depuis 1985 constitue le fondement de nombreux secteurs technologiques, comme les applications audio-vidéo, le Banc d'essai de démonstration et d'applications à large bande (BADLAB), la Classe virtuelle du CRC ainsi que les technologies de communication réseau sans fil et par satellite.

Pour de plus amples renseignements sur ARPANET, veuillez visiter le site Web du CRC.

Applications militaires des recherches en communication

Applications militaires

Le CRC n'a jamais limité ses responsabilités de recherche au seul secteur civil, car il a aussi adopté des programmes de l'ancien CRTD. Bien que les besoins des recherches sur les communications militaires aient évolué au fil des années, RDDC demeure encore aujourd'hui l'un des plus importants clients du CRC.

Le Système d'analyse numérique militaire* (MiDAS) est la version militaire de l'Explorateur de spectre. Il s'appuie sur la technologie de l'Explorateur de spectre et il y ajoute des fonctions supplémentaires pour les signaux intéressants du point de vue militaire. Comme l'Explorateur de spectre, MiDAS a attiré l'attention. Il compte parmi les éléments fondamentaux du projet ICEWARS qui s'inscrit dans le Programme de développement technologique (PDT) des Forces canadiennes. RDDC-Ottawa a mis au point, avec l'aide du CRC, un prototype spécialisé du système MiDAS et l'a vendu au Marine Corps Systems Command des États-Unis pour 1,5 million de dollars américains.

Les exigences actuelles de la R-D des communications militaires comprennent l'interopérabilité des réseaux de communication, la qualité de service, la sécurité des réseaux et les systèmes sans fil à grande capacité. Le réseau de communications tactiques à grande capacité (HCTCN) est un exemple de projets de partenariat entre le CRC et RDDC. Le HCTCN a pour but de mettre au point un meilleur système de radiocommunication tactique pour satisfaire aux exigences actuelles et à venir des forces armées. Ce système expérimental vise à concrétiser plusieurs améliorations importantes tout en optimisant la transmission de la voix et de données dans les réseaux sans fil à bande passante restreinte.

Pour de plus amples renseignements sur le HCTCN, veuillez lire l'article « Projet de radio du CRC pour améliorer les communications militaires » dans le numéro 5 de Coup d'œil technologique.

La Direction - Administration du programme des systèmes de commandement terrestre (DAPSCT) est une autre initiative commune du CRC et du MDN. Le projet a évolué lorsque les forces terrestres du Canada ont dû évaluer de nouvelles technologies de communication sans fil pour combler des besoins précis en matière de communication sans fil à large bande protégée. Le groupe Applications sans fil et recherche sur les systèmes participe à une étude sur une éventuelle application des formes d'onde radio pour soldats du Joint Tactical Radio Systems (JTRS), des systèmes de communication sans fil à large bande WiMAX 802.16 et des communications sans fil dans les véhicules. Cette évaluation vise notamment à mettre des appareils de communication de pointe entre les mains des soldats, et non dans les véhicules, dans le but de favoriser la concrétisation d'un avenir réseaucentrique.

 

* Ce système est aussi connu sous le nom de radioSpectrum Warrior.