Centre de recherches sur les communications Canada
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Coup d'œil technologique

Doyletech : le CRC génère des millions de dollars en retombées économiques

Les ventes des entreprises issues du Centre de recherches sur les communications Canada (CRC) s'élevaient à 1,61 milliard de dollars en 2005 selon une étude complète réalisée récemment par Doyletech Corporation, une société d'experts-conseils d'Ottawa.

Cette étude portait sur deux grandes retombées économiques du CRC, soit la création d'entreprises ainsi que l'incidence de l'octroi de technologies sous licence et des activités de recherche et développement (R-D) sur l'emploi et les ventes de l'organisation.

À l'aide de sa vaste base de données actualisées, Doyletech a suivi la création et la croissance de 62 jeunes entreprises qui existent toujours. En plus de 40 ans, ces entreprises ont été bâties autour d'une technologie du CRC ou mise sur pied par d'anciens employés du CRC. En 2005, ces entreprises en développement affichaient des ventes annuelles de 1,61 milliard de dollars et employaient 6 378 personnes. On estime à 320 millions de dollars les recettes fiscales versées en 2005 au gouvernement fédéral par suite des activités de ces entreprises. L'arbre généalogique du CRC (disponible au http://www.crc.gc.ca/files/crc/home/info_crc/publications/crc_familytree_2006_f.pdf) contient plus d'une centaine d'entreprises et d'organisations qui ont été fondées par le CRC ou qui en sont des entreprises dérivées.

« Les contribuables canadiens constateront qu'il s'agit d'un rendement très satisfaisant pour un organisme dont le budget de fonctionnement annuel est bien inférieur à 50 millions de dollars », explique Denzil Doyle, président de Doyletech Corporation et consultant principal de l'étude.

L'étude chiffre aussi les retombées économiques des contrats de licence et des ententes de recherche concertée. Ces contrats et ententes ont permis aux clients du CRC de générer des revenus de 33,7 millions de dollars en 15 ans. Sur ce montant, 17,3 millions de dollars provenaient d'entreprises canadiennes. Doyletech a examiné les droits de licence et les recettes découlant d'ententes de R-D subventionnée depuis 1990, année qui correspond au début officiel du programme de transfert de technologie. Les données ont été regroupées par périodes de cinq ans entre 1990 et 2005. En consultant les dossiers du CRC, Doyletech a préparé une formule de calcul des ventes et des emplois selon le type d'entreprise et l'usage fait de la technologie du CRC. Doyletech a déterminé que les 961 contrats de licence et ententes de recherche subventionnée ont généré des ventes de 520 millions de dollars et 2 602 années-personnes d'emploi en 15 ans.

 

Deux graphes illustrent l’impact économique des entreprises dérivées du CRC de 1995 à 2005.

 

Dans le cadre de son programme de transfert de technologie, le CRC s'affaire à accroître la commercialisation de la propriété intellectuelle conçue en laboratoire par l'entremise d'entreprises canadiennes ou d'autres établissements capables de transformer les éléments novateurs du CRC en produits, en services et en procédés.

L'étude de Doyletech est la première de son genre à chiffrer les retombées économiques découlant des produits de contrats et des redevances déclarées par les laboratoires. Doyletech a élaboré une méthode qui attribue des ratios multiplicateurs aux différents types d'entreprises pour calculer les ventes et le nombre d'emplois résultant du transfert de technologie.

 

Deux graphes illustrent l’impact des technologies du CRC transférées à des entreprises canadiennes de 1960 à 2005.

 

En 2003, le CRC a reçu le prix spécial du meilleur laboratoire fédéral en transfert de technologie remis par les Partenaires fédéraux en transfert de technologie.